En février 2009, le Corps des Mines a fusionné avec le Corps des Télécommunications, pour donner naissance à un nouveau corps d'ingénieurs baptisé «Corps des Mines». Suite à cette fusion, la formation des ingénieurs des mines est dorénavant assurée conjointement par MINES ParisTech , qui la décline au sein du cycle des corps techniques de l'État (CTE), et TELECOM ParisTech.
Le cycle du Corps des Mines est ainsi destiné à former des hauts fonctionnaires, ayant acquis au préalable une solide formation scientifique et technique. À l'issue de la formation, les ingénieurs se voient confier dans l'administration des responsabilités de nature technique et économique, en matière de développement économique, de gestion des technologies de l'information et de la communication, de sécurité industrielle et technologique, de protection de l'environnement, de sûreté nucléaire, etc. Ils peuvent également débuter leur carrière dans la recherche, dans un domaine présentant un intérêt pour la compétitivité nationale, ou encore à la Commission européenne. Ils évolueront par la suite dans des postes à responsabilité au sein du ministère chargé de l'économie et dans d'autres ministères (énergie, économie numérique, développement durable, intérieur, défense, aménagement du territoire, recherche, santé...).
Le recrutement se fait sur classement à l'issue de l'École polytechnique ou sur concours spécifique à la sortie des écoles normales supérieures (Ulm, Cachan et Lyon), de MINES ParisTech (cycle civil) ou TELECOM ParisTech. Des concours dédiés (examen professionnel, concours interne) permettent aussi à des ingénieurs ayant déjà une expérience au sein de l'administration d'intégrer le corps des mines.
Chaque promotion compte une vingtaine d'élèves. La première promotion commune du «nouveau» Corps des mines a été recrutée en septembre 2009: elle fait l'objet d'une formation rénovée détaillée ci-dessous. Des dispositions transitoires s'appliquent pour la dernière année aux élèves en troisième année de formation.
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Le but principal de la formation est de donner une connaissance théorique et pratique du fonctionnement des entreprises, ainsi qu'une bonne compréhension des responsabilités de l'État dans les domaines technique et économique.
Elle se compose principalement de deux années d'expérience professionnelle en entreprise (une en France et une à l'étranger), de périodes d'enseignements scientifiques et techniques et d'une année de formation généraliste de haut niveau. Elle est largement ouverte sur l'international, par les stages et par une forte intégration dans le contexte économique et institutionnel européen.
Les ingénieurs-élèves sont suivis individuellement par la direction des corps techniques de l'État et par des tuteurs, afin qu'ils développent leurs compétences et leur personnalité le plus largement possible.
Enfin, un comité pédagogique formé de personnalités de l'administration, de l'enseignement et de l'entreprise s'assure de l'adéquation de la formation avec les objectifs poursuivis et de sa constante actualisation.
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Une première période d'un mois, associant enseignements théoriques et pratiques, permet de présenter quelques mécanismes fondamentaux du fonctionnement des entreprises.
Le stage de première année se déroule généralement en France sur une période suffisamment longue (12 mois) pour que le stagiaire soit placé en position d'acteur véritable dans la vie de l'entreprise, comparable à un jeune ingénieur débutant. Il peut se dérouler aussi bien dans une PME que dans une grande entreprise.
Au cours de ce stage, l'ingénieur-élève entretient des relations mensuelles avec un correspondant qui l'aide à tirer un maximum d'enseignements de cette expérience.
Pendant la durée des stages, les contacts avec l'École sont maintenus par des réunions de promotion périodiques qui permettent également aux élèves de partager et confronter leurs expériences professionnelles.
De plus, tout au long de l'année, les stagiaires fournissent un travail de réflexion, individuel puis collectif, sur un thème transverse (« La carrière » en 2010-2011). Ils suivent aussi des formations à distance en langues vivantes. Le stage se conclut par une semaine de synthèse en commun.
La deuxième année débute par une période de deux mois d'enseignements scientifiques et techniquesà MINES ParisTech ou TELECOM ParisTech, sur la base d'options proposées aux élèves. Les enseignements peuvent être communs au cycle civil ou mastère. Elle se poursuit par un stage d'une durée de dix mois, à l'étranger. Ce stage se déroule, le plus souvent, dans une entreprise où l'ingénieur-élève occupe des fonctions de nature différente et complémentaire de celles du premier stage, par exemple dans des fonctions commerciales ou financières. Certains élèves choisissent plutôt d'effectuer une année d'études et de recherches dans un laboratoire universitaire. Comme lors du stage de première année, chaque élève est suivi par un correspondant.
À leur retour de stage, les élèves ont de nouveau une période de deux mois d'enseignements scientifiques et techniques, qu'ils partagent avec la promotion précédente. La suite de la troisième année est destinée à préparer les ingénieurs-élèves à leurs responsabilités administratives futures dans des fonctions de régulation et d'animation, aux interfaces entre l'État et les entreprises. Elle se compose de cours, de conférences, de séminaires et de missions d'études, y compris à l'étranger.
Un «mémoire», travail de réflexion sur un sujet concernant les politiques publiques ou la gestion des entreprises, est effectué en binôme sous la direction d'un « pilote ». Il fait l'objet d'un rapport écrit et d'une soutenance orale. Ce travail de réflexion occupe environ la moitié du temps des ingénieurs-élèves de 3e année.